{"id":5920,"date":"2023-09-26T11:10:06","date_gmt":"2023-09-26T09:10:06","guid":{"rendered":"https:\/\/jutta-vogel-stiftung.de\/projekt\/namibie-preservation-de-la-culture-san-desert-du-kalahari\/"},"modified":"2024-12-17T12:38:24","modified_gmt":"2024-12-17T11:38:24","slug":"namibie-preservation-de-la-culture-san-desert-du-kalahari","status":"publish","type":"projekt","link":"https:\/\/jutta-vogel-stiftung.de\/fr\/projekt\/namibie-preservation-de-la-culture-san-desert-du-kalahari\/","title":{"rendered":"Namibie : Pr\u00e9servation de la culture San \/ D\u00e9sert du Kalahari"},"content":{"rendered":"\n<p>Partout dans le monde, on conna\u00eet les chasseurs-cueilleurs San d&rsquo;Afrique australe ; on les conna\u00eet comme des hommes gracieux et souples qui transportaient autrefois leur eau dans des bols d&rsquo;autruche, traquaient les grandes antilopes et utilisaient le poison des fl\u00e8ches qu&rsquo;ils obtenaient \u00e0 partir de larves de col\u00e9opt\u00e8res. Les San ont d\u00e9velopp\u00e9 des formes de vie qui leur ont permis de s&rsquo;adapter au mieux aux zones arides d&rsquo;Afrique du Sud, du Botswana, du Zimbabwe, de l&rsquo;Angola et de la Namibie, y compris les d\u00e9serts du Kalahari et du Namib. Les recherches arch\u00e9ologiques montrent que les habitants du Kalahari ont v\u00e9cu de nourriture sauvage jusqu&rsquo;\u00e0 une \u00e9poque r\u00e9cente, pr\u00e9servant ainsi l&rsquo;\u00e9quilibre \u00e9cologique pendant des mill\u00e9naires dans un environnement qui n&rsquo;existe presque plus aujourd&rsquo;hui. Les San vivaient en petits groupes dispers\u00e9s, dont le nombre \u00e9tait adapt\u00e9 \u00e0 la r\u00e9gion et \u00e0 ses ressources. Elles comprenaient une grande vari\u00e9t\u00e9 d&rsquo;animaux, petits et grands, ainsi que des fruits d&rsquo;arbres, des noix, des baies, des racines et le melon Tsama, la \u00ab\u00a0m\u00e8re\u00a0\u00bb de la past\u00e8que cultiv\u00e9e.    <\/p>\n\n<p>Un projet soutenu par la Fondation Jutta Vogel en 2009 et 2010 vise \u00e0 pr\u00e9server la culture San menac\u00e9e d&rsquo;extinction et \u00e0 la transmettre aux jeunes g\u00e9n\u00e9rations. Le mat\u00e9riel \u00e0 collecter comprend les anciennes traditions narratives, mais aussi la tradition orale actuelle, par exemple dans le domaine de l&rsquo;art de la gu\u00e9rison ; cette tradition comprend \u00e9galement les revendications politiques des San, qu&rsquo;ils ont formul\u00e9es dans le cadre de l&rsquo;ind\u00e9pendance de la Namibie (1990). Tout cela est recueilli par de jeunes San form\u00e9s \u00e0 cet effet, qui utilisent un magn\u00e9tophone et une cam\u00e9ra vid\u00e9o pour interroger les membres \u00e2g\u00e9s de leur famille et de leur groupe dans leur propre environnement. Certains de ces anciens sont particuli\u00e8rement respect\u00e9s en tant que gu\u00e9risseurs, transmettant leur art oralement et traitant principalement les souffrances psychologiques, par exemple en imposant les mains ou en guidant les gens vers d&rsquo;autres \u00e9tats de conscience. D&rsquo;autres encore occupent des postes de direction dans la vie sociale de leur communaut\u00e9 ; leurs souvenirs sont importants pour comprendre le processus politique par lequel les citoyens de San de l&rsquo;\u00c9tat moderne de Namibie sont devenus. Ce vaste projet est dirig\u00e9 par Megan Biesele. Elle est directrice du Kalahari Peoples Fund (KPF). Megan Biesele est anthropologue et ethnologue. Depuis 39 ans, elle travaille sur les Ju\/&rsquo;hoan (Bushman) et leur langue, le khoisan, la langue dite \u00ab\u00a0click\u00a0\u00bb, parl\u00e9e dans le nord-est de la Namibie et le nord-ouest du Botswana. Les collaborateurs San mentionn\u00e9s ci-dessus transcrivent les enregistrements sur bande magn\u00e9tique et les traduisent \u00e9galement du ju\/&rsquo;hoan (prononc\u00e9 \u00ab\u00a0ju-twan\u00a0\u00bb) vers l&rsquo;anglais. La collection complexe de la culture San qui en r\u00e9sulte permettra aux jeunes San de rester conscients de leur propre h\u00e9ritage culturel. Les racines de ce patrimoine remontent \u00e0 au moins 40 000 ans, voire 75 000 ans, comme l&rsquo;attestent les d\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques &#8211; une p\u00e9riode au cours de laquelle les hommes ont v\u00e9cu presque de la m\u00eame mani\u00e8re que les Ju\/&rsquo;hoan jusqu&rsquo;\u00e0 une \u00e9poque r\u00e9cente. Aujourd&rsquo;hui, de nombreux San ont compris l&rsquo;importance de faire parler leur langue maternelle \u00e0 leurs enfants pendant les trois premi\u00e8res ann\u00e9es de l&rsquo;\u00e9cole primaire et de les familiariser avec leur propre tradition. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;ainsi qu&rsquo;ils seront en mesure d&rsquo;assurer et de perp\u00e9tuer leur tradition litt\u00e9raire ; en effet, il ne reste actuellement qu&rsquo;environ 17.000 personnes en Namibie et au Botswana qui parlent le ju\/&rsquo;hoan &#8211; une langue dont l&rsquo;existence est donc fortement menac\u00e9e. Depuis l&rsquo;ind\u00e9pendance de la Namibie, il existe toutefois le Village School Project (VSP), qui contribue \u00e0 sa pr\u00e9servation et doit ainsi garantir aux San une position \u00e9gale dans la soci\u00e9t\u00e9 namibienne.              <\/p>\n\n<p class=\"has-ast-global-color-4-background-color has-background\">Pour en savoir plus : <a href=\"http:\/\/www.kalaharipeoples.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener nofollow\">www.kalaharipeoples.org<\/a><br\/>Rapport final \u00e0 t\u00e9l\u00e9charger <a href=\"https:\/\/jutta-vogel-stiftung.de\/fileadmin\/download\/dokumente\/de\/Biesele%20Endreport.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">ici<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Partout dans le monde, on conna\u00eet les chasseurs-cueilleurs San d&rsquo;Afrique australe ; on les conna\u00eet comme des hommes gracieux et souples qui transportaient autrefois leur eau dans des bols d&rsquo;autruche, traquaient les grandes antilopes et utilisaient le poison des fl\u00e8ches qu&rsquo;ils obtenaient \u00e0 partir de larves de col\u00e9opt\u00e8res. 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